La filière

La production annuelle mondiale de noix compte environ 2 à 2,5 millions de tonnes, avec les Etats Unis, la Chine, l’Iran en tête de liste. En France, La filière noix en Sud-Est est orientée à près de 60 % vers l’exportation : Le marché européen largement déficitaire, permet des prix rémunérateurs et booste l’économie de la vallée de l’Isère. Depuis quelques années, La filière noix en Sud-Est est dynamique et porteuse, grâce notamment à l’image véhiculée par la Noix de Grenoble.

 
La noix dans le monde

La noix dans le monde

Si la production mondiale est en croissance modérée, son organisation est en forte recomposition. Elle est due à la structuration des vergers de Chine, du Chili, de l’Inde et des pays de l’Est. Ces vergers se modernisent sur le modèle des « Vins du Nouveau Monde » ; c’est à dire des vergers très techniques et à vocation spécifique, conçus pour fournir un produit standardisé correspondant aux attentes et aux goûts du marché, mais aussi des vergers calibrés pour intégrer les normes internationales de type GLOBAL G.A.P. C’est une offre très spécialisée, cerneau et gros calibre, de plus en plus « marketé » et resserrée.

Autre atout, hormis les USA, ces pays ont tous un marché intérieur de dégagement pour les produits non commercialisables à l’export. Le marché à l’export, qui représente 20 % de la production mondiale, est dominé par la Chine et les USA qui sont encore de loin le leader mondial « volume/prix » et le principal acteur du marché Européen.

L’Europe est le premier marché solvable du monde. Si la demande en noix coque est relativement stable, elle s’oriente fortement sur des noix de qualité de gros calibre « 30 et plus ». Le marché du cerneau, quant à lui, se développe avec des produits d’importation premier prix. Il a triplé en 10 ans et répond à une demande de produits prêts à l’emploi, faciles de consommation, de produits plaisir à valeur gustative et énergétique. L’origine ne suffit plus, le prix et les volumes deviennent des critères d’achat dans une logique de discount qui renforce ses exigences qualitatives. L'Europe produit 90 000 t de noix alors qu'elle en consomme 180 000 tonnes. 40 000 tonnes sont importées des USA.

En France

En France

Le verger de noyers est désormais le deuxième verger arboricole en France par sa superficie. Ce nouveau statut provient autant de l'expansion de la culture du noyer que du recul des autres productions fruitières. La superficie du verger de noyers poursuit sa progression : elle a augmenté de 6,5% en 5 ans pour atteindre les 22 000 ha en 2010, soit une croissance de 25% en 10 ans.

Le verger de noyer se répartit entre deux bassins de production : la région Rhône-Alpes qui concentre près de 50% des surfaces, d'une part et les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées et Limousin, d'autre part. 35 000 T sont produits en France dont 18 000T en Rhône-Alpes.

Deux caractéristiques qui confèrent également au verger de noyer son statut d'exception :

  • L’exportation est le 1er débouché de la production française (80% de la production) avec une croissance en hausse. Les ventes à l'étranger sont le principal moteur de son développement. L'amélioration de la qualité du produit français a permis aux exportations françaises de faire face à la concurrence étrangère (principalement américaine) malgré une conjoncture pas toujours favorable et de se positionner sur de nouveaux marchés au niveau européen.
  • La majorité de la production est vendue sous appellation d'origine contrôlée, avec deux appellations : Noix de Grenoble et Noix du Périgord. Ces appellations, grâce à leurs cahiers des charges garantie de qualité, apportent un avantage conséquent sur le marché national et international avec un prix plus rémunérateur et à l'exportation en favorisant l'accès à certains marchés.

Évolution

Dans les années à venir, plusieurs facteurs laissent à penser que cette progression se poursuivra :

  • Dans le nord du département de la Drôme, la production nucicole se présente comme une espèce de substitution sur les exploitations arboricoles pour remplacer les vergers de pêcher touchés par la Sharka. Des projets de plantation sont en cours avec des investissements collectifs notamment dans la partie récolte et post-récolte pour diminuer le capital mobilisé.
  • Dans la zone traditionnelle, grâce au contexte commercial favorable, on assiste depuis quelques années à une spécialisation des exploitations et à une nette reprise des plantations.
  • En Isère, La filière nucicole souhaite assurer le renouvellement des vergers de noyers au cœur de la zone historique de production, et de développer la plantation en dehors de la zone traditionnelle.

Source : Agreste