Matériel végétal

L’inscription au catalogue officiel de nouvelles variétés est un processus long (en moyenne 25 ans). L’essentiel des variétés évaluées actuellement est issu du programme d’amélioration conduit par l’INRA de Toulenne (33) jusqu’en en 2007. La plupart des hybrides proviennent de croisement de variétés étrangères principalement américaines, réputées pour leur délai d’entrée en production et leur potentiel de rendement.

 

Variétés

Dans le cadre de la Charte Variétale Nationale, un long travail de partenariat a déjà été mené entre l’INRA, le Ctifl, l’AOP dynamic noix et les stations régionales de Creysse et de la SENuRA afin de sélectionner de nouvelles variétés hybrides. Les principales caractéristiques recherchées sont une mise à fruit plus rapide, un gain de productivité et de calibre ainsi qu’une moindre sensibilité aux maladies. La sélection de ces variétés se fait en plusieurs étapes. Fernor est une des variétés phare issue de ce programme. Parallèlement, des variétés américaines ont également été observées pour déterminer leur performance sous nos conditions pédoclimatiques.

PROGRAMMES D'EXPÉRIMENTATION EN COURS : Veget’eau, Pepit comportement variétale

DOCUMENTATION (ADHÉRENTS)


Sélection et évaluation de nouvelles variétés hybrides

La sélection des variétés hybrides se déroule selon un processus précis se déroulant en 3 étapes visant à définir leurs principales caractéristiques : vigueur, sensibilité aux maladies, rendement, calibre et qualité. Si la variété montre des caractéristiques intéressantes lors de cette sélection, une demande d’inscription aux catalogues officiels est faite.

Évaluation de nouvelles variétés (niveau II)

Issus des vergers de sélection de l’INRA, de nouveaux hybrides sont en cours d’évaluation à la station et chez des producteurs.


Comportement des nouvelles variétés hybrides inscrites et variétés étrangères

Une fois passé les premiers stades de sélection, les variétés sont implantées sur des parcelles dites « pré-commerciales » sur au minimum 0.5 ha. C’est la dernière étape dans l’étude d’une nouvelle variété. Il s’agit d’observer la variété en grande parcelle, dans des conditions proches des pratiques agricoles de routines (itinéraire technique producteur, mécanisation de la récolte…). Ce verger permet de connaitre le potentiel de la variété dans un bassin de production et d'avoir des volumes suffisants pour voir s'il y a des problématiques particulières en post-récolte, notamment sur la chaine de pré-conditionnement.

Comportement des variétés étrangères

En parallèle du travail de sélection des nouveaux hybrides, la SENuRA étudie, depuis 1982, le comportement dans nos conditions pédo-climatiques des variétés américaines notamment les variétés Chandler et Serr.

Comportement nouveaux hybrides (niveau III)

Cinq variétés (Ferouette, Feradam, Ferbel, Fernor et Ferjean) sont actuellement en cours d’évaluation sur ces vergers pré-commerciaux. Pour Fernor, variété de plus en plus plantée, le verger a été implanté en 1996 ce qui permet à la station d’avoir plus de 20 ans de recul sur son potentiel de production dans nos conditions pédoclimatiques.


Variétés tolérantes à la sécheresse

Depuis quelques années, des épisodes de sécheresse récurrents ont un impact significatif sur le rendement et la durabilité de nombreuses productions agricoles en région Auvergne Rhône-Alpes. La disponibilité et le partage de la ressource en eau pour sauvegarder les récoltes devient de plus en plus problématique.

Projet Veget’eau : 2021-2023

Le projet VEGET’EAU se propose de tester plusieurs méthodes de diagnostic de l’état hydrique des végétaux pour comparer différentes variétés ou espèces ornementales, de noyers, de vignes et de châtaigniers.

Porte-greffes

Le porte-greffe est le support sur lequel va être greffé le noyer. Il a pour rôle principal d’apporter de la vigueur. A l’heure actuelle, le choix des porte-greffes est restreint pour les producteurs. En effet, la majorité des plants sont greffés sur des portes-greffes Regia (variété Lozeronne) issus de semis.

DOCUMENTATION (ADHÉRENTS)


Évaluation de différents porte-greffes issus de l’invitro

La multiplication de plants par la technique de l’In vitro est peu développée sur noyer en France car elle demande des investissements et des compétences spécifiques. De plus, bien qu’ils soient plus homogènes, les plants issues de cette technique présentent un surcoût et demandent un entretien spécifique à la plantation. Il faut donc vérifier s’ils apportent un réel gain technico-économique par rapport à des porte-greffes issus de semis classiquement utilisés.

Évaluation de différents porte-greffes

Un programme de sélection de nouveaux porte-greffe auquel à participer la SENuRA a été mené par le CTIFL dans les années 80-90. Ce programme a abouti à l’inscription des porte-greffes RG2, RG12 et RG15 en 1996. Cependant, ces porte-greffes ne sont pas à l’heure actuelle utilisés par les producteurs.

Évaluation des arbres In vitro plantés sur leurs propres racines (autoraciné)

Les premiers résultats obtenus sur des plants autoracinés (sans porte-greffe, sur leurs propres racines) mis en place à la station et chez les producteurs sur trois variétés (Franquette, Lara et Fernor) montrent des résultats intéressants. Ces arbres, plus vigoureux dans leur ensemble, après une mise à fruits retardée, montre une plus grande productivité à moyen terme. Ces résultats sont à confirmer à plus long terme.


Étude de la tolérance à la sécheresse des porte-greffes

Depuis quelques années, des épisodes de sécheresse récurrents ont un impact significatif sur le rendement et la durabilité de nombreuses productions agricoles en région Auvergne Rhône-Alpes. La disponibilité et le partage de la ressource en eau pour sauvegarder les récoltes devient de plus en plus problématique.

Projet Veget’eau : 2021-2023

Le projet VEGET’EAU se propose de tester plusieurs méthodes de diagnostic de l’état hydrique des végétaux en comparant différents porte-greffes greffés sur la variété Fernor pour évaluer leur tolérance respective à la sécheresse. Ce travail multipartenarial et multifilière est conduit en noyer mais également en horticulture (RATHO), sur la vigne (SICAREX Bojolais) et la chataigen (CA07)

Caractérisation de la végétation

La caractérisation de la végétation au cours de la saison est une première étape dans l’objectif de réduction d’emploi des produits phytosanitaires définie dans le cadre du Plan Ecophyto, et pour une homogénéisation du mode d’expression des doses à l’échelle européenne.

DOCUMENTATION (ADHÉRENTS)


Acquisition de données

Les arbres fruitiers se développent dans un espace à trois dimensions matérialisées par la longueur des rangs, la hauteur et la largeur de la haie foliaire. A partir de là, la surface foliaire à traiter varie selon les stades végétatifs mais aussi selon la forme des arbres. L’acquisition rapide de données sur la caractérisation de la végétation selon les typologies fruitières des vergers français est une première étape pour pouvoir évaluer la qualité d’application selon les caractéristiques de la végétation, et envisager une adaptation sécurisée des volumes et des doses.

Adaptation des doses de produits phytosanitaires appliqués en vergers de noyers

L’objectif de cet essai est, dans un premier temps sur différentes typologies de vergers de noyers, d’acquérir de manière simple des données permettant de caractériser l’évolution de la végétation au cours du cycle végétatif. En parallèle de ces mesures « manuelles », des mesures « LIDAR » (technologie laser) seront effectuées.

Autres fruits à coque

Pour maintenir le niveau de compétitivité de la filière face à la concurrence de pays producteurs (Chili, EU), et s’adapter aux changements climatiques, la diversification variétale permet d’augmenter l’offre commerciale et de développer un système agroforestier favorable à la diminution de la pression sanitaire.

DOCUMENTATION (ADHÉRENTS)


Évaluation variétale et porte greffe

Les collections variétales apportent des informations sur le comportement agronomique des différentes espèces dans nos conditions pédoclimatiques. Les vergers de production permettent d’acquérir des références technicoéconomiques sur ces différentes espèces.

Amandiers

Traditionnellement, cette culture est adaptée au terroir méditerranéen car c’est une culture sensible au gel de printemps, au développement de maladies fongiques en climat humide, et qui peut pousser dans des terrains secs. Cependant, le changement climatique nous amène à réfléchir à l’adaptation potentielle de cette culture dans notre territoire (détermination de sa limite nord d’implantation). Une collection de 14 variétés et de 2 porte-greffes, conduite en agriculture conventionnelle uniquement, a débuté en 2019.

Noisetiers

Cette filière est en pleine expansion en France, tirée par une consommation en hausse. Le besoin de données technico-économiques sur cette culture dans nos conditions pédoclimatiques est fort. Des surfaces ont été plantées en Isère ces dernières années mais il est cependant difficile de trouver des plants certifiés. Une collection variétale de 9 variétés a été mise place en 2019 en agriculture biologique et conventionnelle, et un verger de production travaillés en agriculture biologique uniquement, a été planté avec la variété Corabel.

Pacaniers

Originaire d’Amérique du nord, c’est un arbre de haut jet assez proche du noyer. Il aime les sols riches et profonds, frais et humides, comme les plaines alluvionnaires, ce qui laisse à penser qu’il pourrait s’adapter à nos conditions pédoclimatiques. Cependant, il existe très peu de références techniques sur cette culture ultra-minoritaire en Europe. Une collection de 8 variétés a été mise place en 2019 en agriculture conventionnelle uniquement.