Ravageurs et auxiliaires

On distingue plusieurs niveaux de nuisibilité en fonction de l’effet direct sur la culture, de la fréquence des attaques ou de leur intensité. Sur la base de ces critères, les ravageurs peuvent être classés en trois catégories : “majeurs”, “secondaires” ou “occasionnels”. Le développement des nouvelles technologies et la généralisation du biocontrôle apportent de nouvelles solutions économiquement viables et durables.

 

Carpocapse

Le Carpocapse a deux générations par an. En l’absence de traitement, il peut causer plus de 40% de dégâts en verger de noyers.


Suivi biologique

La connaissance du cycle du ravageur permet d’adapter des méthodes de lutte appropriées. La compréhension du lien entre piégeages et dégâts est encore à affiner.

Suivi du vol

Plusieurs capsules d’attractifs peuvent être utilisées dans les vergers pour suivre le vol du carpocapse et décider des dates de traitement, bien que la règle de traitement ait été établie pour une seule de ces capsules. un modèle de prévision permet de raisonner le déclenchement des traitements.

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Méthodes de lutte

Il existe plusieurs méthodes de lutte qui permettent de maitriser ce ravageur, soit en perturbant la reproduction, soit en ciblant les différents stades de développement. Des solutions innovantes et durables sont encore à l’étude.

Confusion

La confusion sexuelle par diffusion de phéromones femelle est largement répandue. De nouveaux modes de diffusion plus pratiques sont constamment développés.

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Lutte par lâcher d’insectes stériles

Un projet de lutte par lâcher de carpocapses stériles est en cours d’étude

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Lutte phytosanitaire

Un à deux traitements insecticides par an sont réalisés contre le carpocapse, permettant de maîtriser également la mouche du brou. Un traitement biologique spécifique, la carpovirusine, est aussi utilisé.

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Mouche du brou

La mouche du brou n’effectue qu’un cycle par an sur la noix, sa seule espèce hôte. Suite à son arrivée en France en 2007, elle a fait l’objet d’une lutte obligatoire (chimique) jusqu’en 2013. Elle est maintenant le ravageur principal des noyers commerciaux.


Suivi biologique

Le suivi biologique en laboratoire et sur le terrain permet d’affiner les connaissances sur le cycle du ravageur et d’adapter des méthodes de lutte.

Emergences

Des émergences de mouches sont réalisées en laboratoire dans le but de mieux connaître les conditions optimales de développement du ravageur, et de créer un réservoir d’insectes nécessaire à la réalisation d’études en situation contrôlée.

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Suivi du vol

Un bon suivi du vol de la mouche est essentiel pour bien positionner les traitements. Différentes formes et positionnements pièges dans les parcelles ont été testés.

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Méthodes de Lutte 

L’homologation de produits phytosanitaires a permis de répondre à l’urgence sanitaire lors de l’émergence de ce nouveau ravageur. Aujourd’hui, la poursuite des essais a pour objectif de développer des méthodes alternatives limitant l’utilisation d’intrants.

Lutte phytosanitaire

Les insecticides sont le seul moyen de lutte utilisé à ce jour contre la mouche du brou. Des moyens alternatifs, comme le piégeage massif et la pulvérisation d’argile sont très peu utilisés.

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Luttes alternatives

La réduction d’utilisation de produits phytosanitaire pousse à trouver d’autres moyens de lutte, expérimentés à la SENuRA tels que le Piégeage massif, et la Confusion sexuelle (l’utilisation de phéromones sexuelles de la mouche du brou est encore à l’état de recherche).

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Parasitoïdes

Des parasitoïdes de la mouche du brou pourraient être utilisés en lutte intégrée. Des travaux d’identification des parasitoïdes potentiels présents dans les vergers sont en cours.

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Cochenilles

La cochenille du cornouiller, Parthenolecanuim corni, a connu une recrudescence en 2010 en vergers de noyer. Les travaux de la SENURA ont permis d’affiner les connaissances sur ce ravageur, et de développer des méthodes de lutte.


Suivi biologique

Jusqu’en 2010, ce ravageur avait été peu étudié sur noyer. Face à sa recrudescence, la SENuRA a fait un important travail de recherche bibliographique et de terrain pour mieux comprendre le comportement de ce ravageur et de ses auxiliaires sur noyer.

Cycle de la cochenille

Le cycle de Parthenolecanium corni a été suivi sur noyer de 2011 à 2015 ce qui nous a permis de peaufiner nos connaissances sur le fonctionnement de ce ravageur et d’établir son cycle de vie sur noyer.

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Facteur de développement

En 2011, suite aux importants dégâts constatés en 2010, une enquête auprès des producteurs a été lancé pour essayer de comprendre les facteurs culturaux qui ont pu influencer cette recrudescence

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méthodes de lutte

l’antériorité de ce ravageur polyphage a permis l’extension d’utilisation de produit déjà homologué sur d’autres espèces végétales. Pour diversifier les interventions et prévenir les phénomènes de résistance, d’autres solutions chimiques ou alternatives sont étudiées.

Lutte phytosanitaire

La SENuRA a travaillé en collaboration avec plusieurs firmes pour définir les traitements pouvant permettre de lutter contre la cochenille en préventif avant débourrement ou en curatif au cours du printemps/été.

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Parasitoïdes

En parallèle du suivi du cycle de la cochenille sur noyer, un important travail a été mené pour répertorier les parasitoïdes de la cochenille présent en verger de noyer. A titre d’exemple, 15% des cochenilles suivies aux printemps ont été parasités en 2015.

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Biodiversité

Nombreux ravageurs sont régulés naturellement par les auxiliaires. Préserver la biodiversité permet de réduire la pression parasitaire et constitue un moyen de lutte efficace. Des travaux sont menés afin d’améliorer les connaissances sur la flore fongique des bourgeons dormants du noyer. Ils ont également pour objectif de déterminer les espèces présentes de Colletotrichum.


Étude faunistique

Les produits homologués dans la lutte contre les ravageurs et maladies du noyer sont en constante évolution. Par le passé, les produits de lutte contre les ravageurs ont souvent déstabilisé l’équilibre entre les acariens phytophages et les acariens prédateurs. D’autres études ont démontré leur toxicité vis-à-vis d’autres insectes auxiliaires.

Évaluation des effets non intentionnels des produits phytosanitaires

Les premiers essais sur les effets non intentionnels des produits phytosanitaires sur l’équilibre des populations d’acariens à la S.E.Nu.R.A. datent de 2000. Les principaux acariens présents sur les parcelles sont donc bien connus, ainsi que les risques de dégâts qu’ils peuvent occasionner. L’arrivée constante de nouvelles molécules sur le marché nécessite un effort d’expérimentation constant sur ce sujet.

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Suivi des arthropodes auxiliaires

Les premiers inventaires de faune auxiliaire ont été réalisés en 2010. S’ils ne permettent pas encore de mettre en évidence les effets non intentionnels des produits phytosanitaires, ces essais nous renseignent sur les auxiliaires présents en vergers de noyer. Après avoir testé différents protocoles de piégeages et dispositifs expérimentaux, nous progressons dans la méthodologie à adopter pour tester les effets non intentionnels sur ces insectes (insectes du sol et de la frondaison).

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